
Desjardins enflamme Pully
Après le succès de Lynda Lemay, le concert symphonique du poète québécois, accompagné de l'Ensemble Sinfonietta, a fait souffler un beau vent de liberté, hier soir, sur le Pully Lavaux à l'heure du Québec.
Enveloppé du somptueux rideau de cordes et de cuivres créé par le chef d'orchestre Gilles Bellemare, Richard Desjardins s'est envolé hier vers de belles fantaisies boréales. Mis en valeur par l'excellent Ensemble Sinfonietta, il a donné toute la mesure de son talent de chanteur à la voix rauque et sensuelle.
Ouvrant le spectacle en remerciant le ciel et la terre, le poète est parti de son pays de mines, l'Abitibi, avec la chanson Notre-Dame des Scories, pour parcourir le monde du Grand Nord à l'Italie, en terminant son odyssée lyrique du côté de cette Amérique qu'il n'aime pas, celle d'un certain Bush, avec la chanson Sahara Lumber.
Pas moraliste pour un sou, le malicieux raconteur d'histoires a parsemé son concert de mots d'humour et d'amour, adaptant ses blagues d'Indien aux Vaudois. Enchaînant poèmes et chansons engagées, l'homme des bois n'a pas laissé indifférent. Avide de liberté, il l'a honorée avec feu dans Le coeur est un oiseau. Lié par la même ferveur, lui dédiant une standing ovation, les mélomanes et les fans ont apprécié ce Desjardins symphonique et revendicateur.
Corinne Jaquiéry, 24Heures
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